Création de société
en Bulgarie,
de A à Z.

L a création d’une société en Bulgarie, le plus souvent une SARL unipersonnelle (EOOD), n’a rien d’improvisé. Statuts, capital social, immatriculation au registre du commerce, enregistrement fiscal et à la TVA : chaque étape obéit à des règles précises. Nous les maîtrisons pour vous, en français.

Par notre équipe d’experts — mis à jour en juin 2026. Temps de lecture : 7 min.

Vue de Sofia avec la cathédrale Alexandre-Nevski, illustrant la création de société en Bulgarie
À la une
Zone euro
depuis le 1ᵉʳ janvier 2026
Impôt sur les sociétés 10 %
Sofia, capitale et premier centre économique de la Bulgarie.
En bref

Créer une société en Bulgarie , c’est immatriculer une entité de droit bulgare, le plus souvent une SARL (EOOD unipersonnelle ou OOD à plusieurs associés), au registre du commerce tenu par l’Agence des inscriptions. L’opération est ouverte aux non-résidents : aucune condition de nationalité ni de résidence n’est exigée, dès lors qu’un siège social bulgare existe et que la structure est déclarée à l’administration de son pays de résidence.

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1 €
capital social minimum
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note moyenne des clients
0 €
de frais cachés
01 — Le dossier

Pourquoi tant d’entrepreneurs choisissent la Bulgarie

Les motivations se regroupent autour de trois axes : une fiscalité parmi les plus légères de l’Union européenne, l’appartenance au marché unique et un coût d’implantation réduit. Aucun ne justifie à lui seul une expatriation de société, mais leur combinaison, rapportée à une activité réelle, rend l’opération pertinente pour un entrepreneur français.

« Depuis janvier 2026, la Bulgarie partage l’euro : une société bulgare facture et encaisse dans la même monnaie que ses clients de la zone euro. »

La Bulgarie combine un cadre européen et une fiscalité légère. Son impôt sur les sociétés à 10 % , l’un des plus bas de l’Union européenne, s’applique à un taux unique, sans tranche, ce qui rend la charge fiscale prévisible pour les investisseurs comme pour les partenaires.

L’impôt sur les sociétés s’élève à 10 % quel que soit le niveau de bénéfice, et l’ensemble des impôts en Bulgarie se planifie en amont, l’imposition des dividendes comme l’impôt sur le revenu restant eux aussi parmi les plus bas du continent. C’est la raison pour laquelle les sociétés numériques, les freelances et les éditeurs de logiciels y trouvent un cadre particulièrement lisible.

La SARL bulgare (EOOD ou OOD) reste le standard pour la quasi-totalité des projets : responsabilité limitée, personnalité juridique distincte et capital social à partir de 1 €. Elle inspire confiance aux clients comme aux banques.

La SARL bulgare sert aussi de cloison patrimoniale : un litige sur l’activité ne contamine pas les biens personnels du dirigeant. Cette protection ne vaut toutefois que si la société dispose d’une substance réelle : direction effective, siège social et activité concrète sur place. Une coquille vide finit requalifiée, et l’impôt revient au pays de résidence du dirigeant.

Reste à choisir la bonne structure, à respecter les obligations annuelles et à ne pas se tromper sur la fiscalité personnelle. C’est précisément le rôle de notre accompagnement.

En chiffres

Une dynamique qui ne faiblit pas

L’économie bulgare a progressé de 3,1 % en 2025, pour un produit intérieur brut d’environ 116 milliards d’euros, et la situation économique de la Bulgarie offre un marché en convergence avec l’Union. L’entrée dans la zone euro au 1ᵉʳ janvier 2026 a encore simplifié les échanges pour un entrepreneur installé dans l’Union.

Inflation (IPCH)
≈ 4,2 %
Courbe de croissance des immatriculations
02 — Comparatif

EOOD ou entreprise individuelle ?

Deux statuts, deux logiques. La SARL (EOOD) protège le patrimoine et relève de l’impôt sur les sociétés ; l’entrepreneur individuel (ET), plus léger, engage le patrimoine personnel. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel pour décider.

Critère EOOD (SARL) ET (entrepreneur individuel)
Imposition Impôt sur les sociétés (10 %) Impôt sur le revenu (10 %)
Responsabilité Limitée au capital Illimitée (patrimoine engagé)
Formalisme Comptes annuels + dépôt au registre Allégé, mais responsabilité illimitée
Non-résidents Oui, 100 % du capital Oui
Profil idéal Sociétés, e-commerce, holding Artisan ou indépendant local

La SARL — EOOD à associé unique ou OOD à plusieurs — convient à la majorité des projets : elle protège le patrimoine personnel et reste simple à gérer. Comparer les types de sociétés en Bulgarie avant de se lancer évite une restructuration coûteuse, car l’entrepreneur individuel (ET) convient surtout à l’indépendant qui démarre avec peu de risques, tandis que la société par actions (AD) prend le relais pour lever des fonds.

En moins de deux semaines, notre société bulgare était immatriculée et le compte bancaire en cours d’ouverture. Tout s’est fait depuis la France, en français.
— Camille Roux, fondatrice d’un studio SaaS
03 — La méthode

Quatre étapes, de l’idée à la facture

La création suit une logique stable, quel que soit le pays : on choisit le cadre, on dépose les actes constitutifs, puis on active ce qui rend la société opérationnelle. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur en amont coûte cher à corriger une fois la structure immatriculée.

  1. 01

    Choix de la structure

    Choix du statut (EOOD, OOD ou AD) et vérification de la disponibilité de la dénomination sociale au registre du commerce.

L’ouverture du compte bancaire constitue souvent l’étape la plus délicate : les banques appliquent des contrôles stricts et écartent les structures dont l’activité ou les bénéficiaires manquent de transparence. Un dossier solide, avec un plan d’affaires clair, accélère l’acceptation et raccourcit le délai global de mise en route.

Équipe en réunion de travail
Un interlocuteur francophone du début à la fin.
Ce qui est inclus

Un accompagnement complet, à chaque étape

  • 01 Dépôt des statuts au registre du commerce
  • 02 Siège social (domiciliation) en Bulgarie, 1 an inclus
  • 03 Enregistrement fiscal et à la TVA
  • 04 Statuts et acte constitutif de la société
  • 05 Accompagnement à l’ouverture du compte bancaire
05 — Budget

Le budget d’une création clés en main

Le coût d’une création clés en main combine des frais officiels modestes — l’immatriculation au registre du commerce revient à une trentaine d’euros — et, le plus souvent, les honoraires d’un prestataire. Un service clés en main regroupe l’immatriculation, le siège social, les enregistrements fiscaux, la comptabilité et l’accompagnement bancaire, et évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé. Voici les ordres de grandeur à prévoir.

Estimations indicatives 2026 — service clés en main via un prestataire, à titre indicatif.
Prestation Ce qui est couvert Récurrence Budget indicatif
Immatriculation (EOOD) Registre du commerce et statuts Une fois Compris dans le pack
Siège social Adresse professionnelle et courrier Annuel Compris la 1ʳᵉ année
Comptabilité et déclarations Comptes annuels et déclarations fiscales Annuel Selon l’activité
Pack clés en main A→Z Création jusqu’au compte bancaire À partir de 2 990 € (indicatif)
La fiscalité

Ce qu’il faut anticiper

La fiscalité se lit à deux niveaux : l’impôt sur les sociétés en Bulgarie, qui frappe les bénéfices à 10 %, et votre pays de résidence, qui peut réclamer sa part. Raisonner sur le seul taux bulgare conduit droit à la mauvaise surprise.

Deux mécanismes méritent attention. La convention fiscale franco-bulgare, signée en 1987, détermine qui taxe quoi et évite la double imposition. La règle des sociétés étrangères contrôlées permet à votre administration de réintégrer les bénéfices d’une entité sans activité réelle. Anticiper ces deux points avec un fiscaliste vaut largement son coût.

Impôt Taux 2026 Assiette ou seuil À noter
Sociétés (IS) 10 % Bénéfices Taux unique, l’un des plus bas de l’UE
TVA 20 % Seuil 51 130 € Taux réduit 9 % (hôtellerie, livres)
Dividendes 5 % Retenue à la source Exonération vers une société mère de l’UE
Revenu (personnes) 10 % Taux unique (flat tax) Pas de tranches ni d’impôt sur la fortune
Plus-values 10 % Cession d’actifs ou de parts Exonération possible sur titres cotés UE/EEE
La décision

S’implanter en Bulgarie ou rester en France ?

La société française garde des atouts qu’on oublie vite. Elle simplifie la relation avec votre banque, votre comptable et vos clients nationaux, et ne déclenche aucune règle anti-abus. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent en France, elle reste souvent le choix le plus rationnel.

L’option bulgare prend l’avantage dès que l’activité devient réellement internationale, ou lorsque la fiscalité légère se double d’une présence concrète sur place. Un éditeur de logiciels qui vend dans toute l’Union, un consultant qui s’installe à Sofia ou un investisseur attiré par le marché bulgare y trouvent une logique économique défendable.

Un test simple aide à trancher : si vous deviez expliquer à un inspecteur pourquoi votre société se trouve dans ce pays précis, votre réponse tiendrait-elle sans mentionner l’impôt ? Si oui, l’implantation repose sur une logique économique défendable. Si la seule justification est fiscale, le montage est fragile, et le gain attendu risque de s’évaporer en pénalités le jour d’un contrôle.

Vigilance

Les pièges qui coûtent cher

La plupart des échecs ne tiennent pas à la juridiction choisie, mais à des négligences évitables. Le premier piège reste la coquille vide : croire qu’un taux local s’appliquera sans aucune activité réelle sur place. Le deuxième, l’oubli de déclarer la société et ses comptes à son pays de résidence, ce qui fait basculer une optimisation légale dans la fraude.

Évitez ces écueils et la majeure partie du risque disparaît. Une société à l’étranger bien conçue se comporte comme une société locale solide : elle facture, déclare, tient ses comptes et survit aux contrôles parce qu’elle repose sur une réalité, pas sur un artifice.

  • 01 Choisir une juridiction sur la seule promesse d’un taux nul, sans vérifier la convention fiscale avec son propre pays.
  • 02 Diriger la société depuis son salon en prétendant que la direction effective se trouve à l’étranger.
  • 03 Sous-estimer les frais de maintien jusqu’à ne plus pouvoir payer la comptabilité ou la taxe annuelle.
  • 04 Mélanger patrimoine personnel et trésorerie de la société, ce qui détruit la protection recherchée au départ.

Questions fréquentes

Créer une société en Bulgarie est-il légal pour un Français ?

Oui, totalement. Un non-résident peut détenir 100 % d’une SARL bulgare (EOOD), sans condition de nationalité ni de résidence. Il faut un siège social en Bulgarie, déclarer la structure à votre administration et respecter les règles de substance. L’illégalité ne commence que si la société sert à dissimuler des revenus réellement dus.

Dois-je résider en Bulgarie pour créer ma société ?

Non. Aucune condition de résidence ni de nationalité ne s’impose aux associés et au gérant d’une EOOD. Vous pilotez la société depuis la France, à condition de disposer d’un siège social bulgare et de respecter les obligations comptables et fiscales locales. En pratique, le gérant doit souvent se déplacer une fois pour l’ouverture du compte bancaire.

Vais-je être imposé deux fois ?

Pas si la convention fiscale franco-bulgare s’applique : signée en 1987, elle répartit le droit d’imposer et écarte la double imposition. La Bulgarie prélève une retenue à la source de 5 % sur les dividendes sortants, plafonnée par la convention. Reste à surveiller la règle des sociétés étrangères contrôlées. Un fiscaliste vérifie votre cas avant la création.

Le compte bancaire s’ouvre-t-il à distance ?

Partiellement. Depuis l’entrée dans la zone euro en 2026, les comptes sont en euros, mais les banques bulgares appliquent un contrôle KYC strict et demandent le plus souvent la présence du gérant pour l’ouverture. Des néobanques comme Wise ou Revolut complètent le dispositif pour l’opérationnel. Un dossier clair, avec justificatifs et plan d’affaires, conditionne l’acceptation autant que le délai.

Combien de temps pour être opérationnel ?

L’immatriculation au registre du commerce aboutit en général sous trois à quatre jours ouvrés. L’étape la plus longue reste l’ouverture du compte bancaire, soumise aux contrôles de l’établissement. En préparant un dossier complet, on compte généralement entre deux et six semaines pour une société pleinement opérationnelle.

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